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Nous avons traversé la chaîne des Carpates entre la Pologne et la Slovaquie. Nous sommes passés par le massif des Tatras dont les sommets culminent à 2 600 mètres. Mais le mauvais temps nous a empêché de bien en profiter : à Zakopane, station de ski polonaise située à 800 mètres d’altitude, on a eu de la neige…
En Slovaquie, par contre, on a eu grand beau. On est resté seulement trois jours et on a visité le château fort de Spisske Podhradie et la grotte Domica.
Depuis quelques jours, on est en Hongrie. On a traversé de magnifiques forets au nord et on a passé quelques jours dans la puszta, la grande plaine d’Europe centrale.
On a beaucoup aimé, ça ressemble un peu à la steppe mongole avec des marécages en plus…
On est parti en calèche avec une guide et un meneur.
Il y a des animaux très étranges dans la plaine : des moutons avec des cornes en forme de lyre, des bovins avec d’énormes cornes, et des cochons avec de la laine sur le dos…Non, non, ce n’est pas l’effet de la Palinka (liqueur locale d’abricot)…
Ce sont des races primitives de bétail qui sont conservées surtout au titre de la protection des espèces. Le parc d’Hortobagy est classé réserve de la biosphère par l’Unesco. Autrefois, les cochons étaient tondus une fois par an et avec leur laine était confectionnée des habits pour les soldats.
On devait assister à une représentation équestre de « puszta five », la poste hongroise en français – cinq chevaux au galop, trois de front et deux derrière, dirigé par un seul cosaque debout sur les deux chevaux de derrière. Mais un des chevaux était malade.
A la place, on a eu droit … à la « débandade de la carriole » … On était descendu de la calèche pour regarder les cochons poilus et le meneur a lâché ses guides pour ouvrir la porte de l’enclos. Les deux chevaux noirs de notre attelage en ont profité pour rentrer à l’écurie au grand galop, nous « plantant » au milieu de la steppe…
Le meneur était furieux et leur a couru après …Nous, avec les deux sympathiques hollandais qui nous accompagnaient, on a bien rigolé…
Il est revenu un quart d’heure plus tard et on a poursuivi la ballade…
On trouve les Hongrois très sympathiques.
Au centre d’élevage des chevaux de race Nonius, dans la plaine, tous les palefreniers nous accueillaient avec le sourire dans les écuries.
Ils font beaucoup d’effort pour parler les langues étrangères.
Ce soir, on vient d’arriver au camping de Budapest. La gérante nous a offert un verre (de palinka…) au bar et nous a donné gentiment des renseignements sur la ville … en français.
Demain, on va aller prendre le petit déjeuner au bar … c’est compris dans le prix…
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