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Après Granada, on a passé deux jours à Tarifa, à l’extrême sud de l’Andalousie et par là même de l’Europe.On est face au détroit de Gibraltar et, par beau temps, on voit l’Afrique en face...
Après la Péninsule de Snaefellness en Islande (à l’ouest), le Cap Nord, la frontière russe en Finlande (à l’est), on a quasiment été dans les quatre points cardinaux extrêmes de l’Europe… A Tarifa, on n’a pas eu bien beau temps, beaucoup de pluie, sans vent pour ce coin pourtant très réputé pour la planche à voile.
Dimanche 25 novembre, quand on a décidé de traverser le détroit de Gibraltar, il faisait beau à Algeciras, sans vent, et la mer était calme.Il y a normalement un bateau toutes les trois heures. Arrivés à 9 heures du matin au port, on a attendu longtemps…Les bateaux rapides pour Ceuta, l’enclave espagnole en Afrique, ne partaient pas.Seule explication : la mer est trop agitée au milieu du détroit…difficile à croire, tant tout est calme ici.Certains parlaient de grève, on ne saura finalement pas… On a attendu avec les autres, des touristes en camping-car ou 4X4, et des Marocains qui « rentrent au bled ». Comme nous disaient ces derniers, bienvenue en Afrique… Ils ont finalement affrété un ferry normal à minuit, que l’on n’a pas pu prendre (il était plein, on est resté quelques camping-cars sur le quai…) et on est parti à 4 heures du matin le lundi par ce même ferry qui était revenu.Tout ça pour une petite heure de traversée…
Avant de racheter des ferrys rapides aux Anglais (ceux qui faisaient Douvre-Calais), les Espagnols auraient bien du étudier : le détroit de Gibraltar n’est apparemment pas aussi calme que la Manche…
On est passé rapidement à Ceuta, et on a bien passé la frontière marocaine.Une petite demi heure, alors que certains restent trois heures…
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