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Les Marocains sont réputés très acceuillant, et on a pu le vérifier, surtout dans les petits villages de l’intérieur.
Si l’on parle plus de dix minutes avec un villageois, on est souvent invité chez lui à boire le thé à la menthe,
et parfois à manger le tagine.
C’est ainsi que l’on s’est retrouvé chez Mohamed, le chamelier, qui après la ballade à dos de dromadaire
avec les enfants dans la palmeraie de Skoura, nous a invité à boire le thé.
C’est bien sympa, mais toujours un peu intéressé quand même :
ils attendent un petit cadeau en échange, et ont tous quelque chose à vendre ou à troquer…
On a néanmoins décliné quelques invitations, par soucis de santé… En faisant très attention –
lavages soigneux des mains, eau en bouteille même pour cuisiner, viande et laitage achetés au supermarché,
pas de congelés … - on a évité jusqu’à maintenant « la tourista ».
Et quand on voit dans les villages le manque d’hygiène, l’eau qui vient du puit ou de l’oued (la rivière) presque à sec,
les chats qui traînent, on se rend compte qu’il est difficile de manger chez l’habitant sans repartir avec la diarrhée.
Vendredi 21 décembre, c’est l’Aïd el Kébir, la fête du sacrifice.
Elle célèbre le sacrifice d’Abraham qui offrit son fils Ismaël à Dieu. La coutume veut que l’on sacrifie un mouton.
Depuis une semaine, on voit des bergers sur le bord des routes, dans des terrains vagues autour des villes,
au centre des villages, qui viennent vendre leurs moutons.
Chaque famille se doit d’en acheter un, une grosse dépense pour beaucoup
(un mouton coûte entre 130 et 200 euros, soit un mois de « smic » marocain).
On a remarqué que le marchandage est plus difficile en ce moment, et plusieurs fois, on a entendu :
« Je ne peux pas baisser le prix, tu comprends, il faut que j’achète le mouton ! ».
On n’a pas assisté aux « sacrifices », qui se font généralement dans les cours des maisons ou même à l’intérieur,
et le 21 décembre était un jour bien calme ou tout était fermé.
On est parfois un peu « harcelé » par les « guides » qui veulent absolument nous accompagner dans les visites.
Parfois on accepte, mais souvent on préfère faire les visites seuls et prendre notre temps
(les guides sont toujours pressés !)
Dans les souks, on est plutôt tranquille, à condition de ne pas s’arrêter pour regarder trop près…
Mais comme on n’est pas très intéressé pour acheter des souvenirs (c’est petit chez nous et on n’est pas très « babioles ») on peut se promener au calme.
Coté touristes, on est depuis hier dans la région d’Agadir ; c’est là que se rassemblent tous les retraités européens
en quête de soleil. Il y a un immense camping de 700 places, bien plein, où les gens ne sont pas très agréables.
Ils restent là tout l’hiver ; auparavant, ils se mettaient directement sur la plage,
mais c’est interdit depuis deux ans et ils doivent aller au camping.
Heureusement, dans la région de Ouarzazate, il y avait de petits campings très sympas, avec très peu de monde,
et même souvent personne d’autre que nous.
On a rencontré des gens sympas, comme Janine et Bernard (de Haute- Savoie), ou un couple de retraité âgé,
qui nous a raconté ses aventures en camping-car en Amérique du Sud.
Et ces papy-mamy hollandais avec un vieux Range Rover, qui dorment dans leur 4X4…
On va normalement aller sur Essaouira, et essayer de trouver un coin sympa pour passer noël.
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