La neige devient pas terrible ces temps-ci en montagne, alors on va commencer notre « rubrique pratique ».
Nous parlons ici de nos impressions au cours de ce voyage de 7 mois ainsi que de nos expériences de camping-cariste depuis 4 ans.
Les bivouacs.
On a alterné les nuits en camping et les nuits en « libre » sur des parkings selon les endroits.
Pour visiter une ville en camping-car, il y a deux solutions.
Soit on se gare et on dort en plein centre, soit on cherche le camping le plus proche et on utilise les transports en commun.
La première solution est moins onéreuse (à voir cependant en Italie où les parking sont parfois presque aussi chers qu’un camping) et on peut visiter la ville à pied. Mais pour la tranquillité (bruyant la nuit) et la sécurité (risque de vol la journée - fréquent en Espagne par exemple), ce n’est pas la formule que l’on utilise.
Presque chaque grande ville possède un camping à proximité.
Avant de partir, on a donc cherché sur internet les adresses des campings des villes que l’on avait l’intention de visiter.
En arrivant dans la ville, on se rend donc directement au camping avec l’aide de plan de ville où parfois du GPS.
Le lendemain, on prend les transports en commun pour se rendre au centre et y passer la journée entière. Nous marchons alors beaucoup, mangeons plutôt rapidement et visitons ce qui nous intéresse.
Le jour suivant, on se repose au camping : les enfants peuvent jouer dehors en toute sécurité et on peut travailler les cours au calme.
Chaque fois que nous visitons une ville, nous procédons de cette façon car nous avons des enfants assez jeunes et qu’une journée en ville leur suffit. Ils sont contents de prendre le métro où le tramway, et aiment bien visiter les monuments. Au déjeuner, on leur laisse choisir l’endroit où l’on mange : parfois ils ont envie d’aller au « mc-do », mais souvent préfèrent un plat dans un petit resto. On essaie juste de ne pas trop passer de temps à table pour se promener plus longuement.
Voilà notre expérience des villes visitées :
- Reykjavik : camping municipal à côté de la piscine et du jardin botanique puis au centre à pied (40mn);
- Torshavn (Féroé) : on a dormi sur le parking du stade de foot (camping mal situé) et au centre à pied ;
- Bergen : pas pratique. Parking payant surveillé (cher), il n’y a pas de camping à proximité et on ne peut plus dormir sur le port (l’ancien parking camping-car est fermé)
- Helsinki : camping « Rastila » à l’est de la ville, relié au centre par le métro. Très bien.
- Tallinn : 2 campings qui sont fermés en hiver. On a dormi à la base nautique de Pirita, sur le parking surveillé du yatch club (gardiens bien sympa - grand supermarché à proximité). On a pris le bus pour le centre.
- Riga : « Riga city camping » : très bien situé (derrière le parc des expositions), on traverse le grand pont à pied et on arrive dans le centre historique. Fermé à notre passage, on a quand même pu y dormir, le gardien du parc des expos nous a ouvert les toilettes et fait payer une somme minime. Magnifique centre commercial et supermarché à proximité.
- Tallinn : pas de camping. On a dormi à Trakai à 30 km et on s’est garé dans la rue.
- Cracovie : plusieurs campings. On est allé au « camping smok », jolis emplacements dans l’herbe, mais pas des plus pratique (bus et tram pour le centre).
- Budapest : « camping Zugligeti Niche » sur les collines de Buda, petit camping familial très sympa avec bon resto, petit déj inclus dans le prix. Bus pour le centre à proximité, et métro pour aller au bois de la ville (zoo, parcs, bains).
- Venise : il y a plusieurs campings. On a préféré dormir sur le parking surveillé du tronchetto, à droite tout de suite après le grand pont. C’est un grand parking pour autocars et camping-cars, au départ des vaporettos pour le centre. Assez cher (prix à l’heure).
- Florence : « camping Michel Angelo ». Très bien situé à côté du belvédère, on peut aller au centre à pied en 20 minutes. Jolis emplacements.
- Grenade : camping municipal fermé. On est allé au camping « Reina Isabel » à la Zubia (Est de la ville) : accueil sympa, joli petit camping, arrêt de bus juste devant pour le centre de la ville puis 40 mn de marche pour l’Alhambra où minibus.
- Séville : pas de camping. Il y a 2 campings à Dos Hermanas à 15 km au sud. On est allé au camping « club campo », l’autre étant fermé en hiver. Vraiment pas terrible, c’est plutôt un motel avec un pré au fond. Bus devant la porte pour le centre de Séville.
- Cordoba : camping « El brillante ». Très bien situé au nord de la ville. Bus pour le centre ou 30 mn à pied.
- Lisbonne : camping « Lisboa » dans le parc Monsanto. Relié au centre où à l’aquarium par le bus mais trajet un peu long.
- Meknes : camping municipal, dans les remparts. Très bien situé, à 20 mn à pied de la médina, il y a aussi des calèches. Dommage, ce camping (qui n’est pas en très bon état) devrait être prochainement démoli pour être reconstruit plus loin du centre.
- Marrakech : camping « relais de Marrakech », dans la palmeraie. Nouveau camping tenu par des Français, il est très sympa (jolie piscine, resto, riad et tentes berbères à louer) mais loin du centre. Pas de bus à proximité. Un chauffeur de taxi attitré emmène les gens en ville pour quelques euros.
En dehors des villes, on essaie la plupart du temps de chercher des coins de bivouac sympa pour dormir. Cela varie pas mal d’un pays à l’autre.
- Danemark : camping sauvage officiellement interdit. Pas très facile de trouver un coin sans panneau. Privilégier le bord de mer. Campings chers.
- Féroé : théoriquement camping sauvage interdit, mais comme il n’y a pas de camping, on peut dormir partout sans soucis.
- Islande : on peut dormir où l’on veut sauf dans les parcs nationaux. Mais peu de parking le long de la route n°1 et il faut souvent faire un peu de piste pour trouver un coin tranquille. Attention aux « run-tour » du samedi soir (tournée des pubs par les Islandais, soit à pied, soit en voiture). Campings pas chers, gratuits parfois.
- Norvège, Suède, Finlande : ces pays disposent de « l’allemansrätten », le droit ancestral de libre accès à la nature. Cela signifie que chacun peut : marcher, nager, skier, naviguer et camper partout, y compris dans des propriétés privées (non clôturées), à condition de respecter la nature. Et on ne s’en est pas privé, il est très facile de trouver de jolis coins dans ces pays.
- Pays Baltes : on peut facilement dormir dans la nature où dans les villages. Suivre les panneaux marrons qui indiquent les curiosités, il y a souvent un parking à proximité.
- Pologne : parking des églises dans les villages. Et on est sous la protection de « Jean-Paul »…
- Slovaquie : on y est resté que 2 nuits et on est allé au camping : beaucoup de roms et tsiganes au bord des routes et on ne se sentait pas trop en sécurité. Affreux bidonvilles dans les banlieues mais aussi en pleine campagne.
- Hongrie : facile de dormir partout en toute tranquillité.
- Autriche : camping sauvage interdit. Peu de parkings publics ouverts (parkings privés rattachés à des restos où gîtes, parkings des stations de ski fermés en été…). Difficile donc d’éviter les campings. Dommage, la nature est belle, mais on ne peut pas se garer…
- Italie et Espagne : pays réputés pas très surs. On trouve quand même des endroits, mais éviter d’être seuls la nuit. Sinon, campings (mais assez souvent fermés en hiver). Il faut parfois chercher longtemps.
- Portugal : on peut facilement dormir partout.
- Maroc : la situation a changé depuis deux ans. Les autorités font la chasse aux campeurs sauvages (sauf dans le grand sud, après Tan-tan) et tout le monde va maintenant au camping. Campings pas chers (souvent moins de 10 euros pour 4).
Se procurer le guide « Gandini » avant de partir. Il recense tous les campings marocains et donne un avis sur chacun, de « très correct » à « décrépitude avancée ».
A commander par correspondance : Editions Extrem’sud – 7 rue de Roquebillière -
06359 Nice cedex 4 – www.extrem-sud.com (12 euros).
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